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| Bric-à-Vrac COUCKE |
| Bric-à-Vrac COUCKéROCH |
| Sur la Figure... ROCH, 1   /td> | Parmi tant de tableaux... je fais souvent celui d'une femme au milieu de sa vie, combinant dans cette image sa présence actuelle, le souvenir d'une enfance sautillante, l'angoisse du vieillissement de son corps utilisé... , portrait synthétique ... mais flaubertien !.. Ce qui a rapport avec le fait de peindre, ce n'est cependant pas ce prétexte, mais cette sensation physique que j'éprouve lorsque je regarde ces images que je crée, sentir l'intime de la Figure se mouler dans son contextuel, avec une prégnance évidente sur ce milieu, mais sans se mélanger à lui. Certains appellent cela la Présence. La Présence de la Figure. Elle est présente parce qu'elle se réfléchit dedans-dehors. Et l'on m'évoque souvent l'impression forte que donnent les tableaux de Bacon... formellement si différents ! Ce fut la problématique de Bacon de faire s'écouler l'intestinal des Figures dans leur ombre, dans le siphon d'un lavabo, sans mélange avec leur milieu, mais avec des contorsions acrobatiques qui sont la trace de leur effort pour se consubstancier avec lui dans la déliquescence de leur existence interrogée. Leur espace, très simplement construit (un pièce close, une cage) est donc un contrepoint existant même s'il est limité. Cette limitation de l'espace augmente l'intensité de la tension mais limite aussi l'universel du propos parce qu'il se circonstancie spatialement. J'essaye pour ma part de tendre cette présence en dehors de la nécessité de situer la figure dans un espace, qui est un déterminant dont je veux m'affranchir et qui, s'il existe dans mes tableaux, n'est qu'anecdotique, comme une faiblesse, nécessaire pour armer l'image. Parce que mon pari pictural (heureusement toujours perdu !) est celui de la Figure telle qu'en elle-même, si possible en amont de cet écoulement-preuve qui est très particulier à Bacon. Ma figure se limite à sa propre forme, très souvent habillée mais parfois brutalement nue. La figure doit rester banale et parfois donne, presque tactilement, une impression (biologique) de tristesse. Le tableau alors fait partie d'un œuvre.  |
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| Peintre et Médecin ROCH, 2 ![]()   Septembre 2002 /td> | J’ai choisi de peindre : tentative de vivre ce que je suis et non pas de ce que je fais. Paradoxe des états du peintre et du médecin : je fais un tableau quand de ma médecine n’éclôt qu’une pensée…  |
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| Biographie ROCH, 2   2003 /td> | Il était autrefois un petit nuage cotonneux, rose et bleu, qui s’est couché sur la terre du Maroc le 01 05 55. Il finit, bien entendu, par subir le triple effet de liquéfaction, évaporation et gélification donnant à chacun des états la part que chacun exigeait pour lui : il fallait bien que les fleurs poussent, que de gros nuages noirs se dessinent et qu’enfin l’Amour aux doigts glacés s’accroche à sa substance.  |
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| Peindre ROCH, 2   /td> | Peindre, c’est oser lâcher la falaise et avancer sur le fil du funambule, saisir l’instant entre le pied qui s’avance et le corps dans le vide. Qu’importe alors la manière.  |
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| Bonjour Monsieur Courbet ROCH, 3   /td> | Une caresse kilométrique.  |
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| Peinturche...etc... ROCH, 4   /td> | Il y a les mots et les motches, comme la peinture et la peinturche, ce dernier vocable regroupant la peinture schlourps, essentiellement féminine, c'est-à-dire équine, nue et solaire, et la peinture au crochet des mêmes mains, cependant assez souvent masculines, avec un esprit tout aussi médiocre et effrayant…  |
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| Atome et Galaxie...réponse à Coucke ROCH, 4   /td> | Il y a deux formes du vide : le grand vide interstellaire et le vide infinitésimal. Le premier porte à l’interrogation essentielle, le second possède un caractère de contrainte emprisonnant la pensée. C’est ce vide là qui nous rend irréductibles les uns aux autres, et sa perception qui fait les peintres.  |
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| Le 2° Blockhaus ROCH, 4   /td> | Cette idée parfois qui me hante : être un blockhaus qui glisse sur la dune : cela peut durer un moment…mais plus pour personne.  |
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| Mettre des cornes aux vaches ! ROCH, 4   /td> | Il faut se persuader de l’indifférence réelle des choses que l’on trouve belles, comme des fleurs, ou les feuilles des arbres…il est alors seulement possible de créer. Ne surtout pas peindre un paysage - qui me parle ! C’est alors le tableau du mauvais peintre qui met des cornes aux vaches !  |
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